La foi de Sarah

Croire en toute circonstance

Encore aujourd’hui, Dieu veut faire des miracles dans nos vies. Puissions-nous croire malgré toute circonstance, qu’Il est fidèle et qu’Il amène ses promesses à accomplissement.

Genèse 18 :11-15 : Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge: et Sara ne pouvait plus espérer avoir des enfants. Elle rit en elle-même, en disant: Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs? Mon seigneur aussi est vieux. L’Éternel dit à Abraham: Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant: Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille? Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Éternel? Au temps fixé je reviendrai vers toi, à cette même époque; et Sara aura un fils. Sara mentit, en disant: Je n’ai pas ri. Car elle eut peur. Mais il dit: Au contraire, tu as ri.

De par leur âge avancé, Abraham et Sarah n’étaient plus en capacité d’avoir des enfants.  Pourtant, Dieu envoie un ange leur rendre visite. Pendant cette visite, il leur  annonce que Sarah sera enceinte au cours de l’année suivante. A l’écoute de cette déclaration, Sarah ri. Elle mentira ensuite à l’ange niant avoir ri. Cet épisode de la vie du patriarche regorge d’enseignements et de questions. Pourquoi Sarah a-t-elle ri ? Pourquoi avoir ensuite mentit ? Sarah croyait-elle vraiment, comme Abraham, en la puissance de Dieu, en sa capacité à rendre sa parole réelle quelques soient les circonstances ?

De mon point de vue, il est indéniable que Sarah était une femme de foi. Elle croyait en la Parole et aux promesses de Dieu. Elle croyait également en son mari, Abraham. Il faut dire que dans le récit de leur vie, nous n’avons texte qui nous montre que Dieu ait parlé directement à Sarah. A chaque fois que l’Eternel voulait s’exprimer, Il le faisait en s’adressant à Abraham. Lorsqu’il s’est agi pour eux de quitter Ur en Chaldée, c’est à Abraham qu’il a dit de quitter le pays de son père ; lorsqu’il fallait trouver une solution à la famine, c’est à lui encore qu’il a dit d’aller en Egypte, et enfin quand il voulait annoncer qu’il aurait une postérité, c’est à lui qu’Il l’a dit. Dans le texte que nous venons de lire, nous voyons également que l’ange n’a pas parlé à Sarah directement, mais a Abraham et Sarah a entendu la conversation parce qu’elle se trouvait proche d’eux. Ceci pourrait nous faire penser que peut être, Dieu ne parle qu’aux hommes, ou que dans un couple, Dieu parle d’abord à l’homme, qui doit ensuite transmettre le message à sa femme. Une interprétation qui me parait peut judicieuse, puisque nous verrons plus tard que le Seigneur parlera directement à Elizabeth, puis à Mari également, sans passer par Joseph, ni Zacharie.

Je pense que Sarah a menti parce qu’elle avait peur, tel que le texte nous le dit, mais également parce qu’elle voulait faire comme son mari. N’oublions pas qu’Abraham avait déjà menti à plusieurs reprises. Aussi, lorsque Sarah s’est sentie en difficulté, elle a fait la même chose que son mari faisait quand il était lui-même en difficulté : mentir. John Maxwell énonce qu’il existe une loi en leadership, c’est la loi de l’image. Les gens retiennent ce que nous faisons, pas ce que nous disons. Abraham était le leader de sa famille et sa femme a retenu ce qu’il avait l’habitude de faire et elle l’a simplement reproduit, voilà, à mon sens, pourquoi elle a mentit si facilement. Sur la question de la foi. Je pense que Sarah croyait, encore plus qu’Abraham, qu’elle aurait un enfant. D’ailleurs, Abraham lui-même a rigole lorsque Dieu Lui a dit qu’il aurait une postérité avec Sarah. Son rire était l’expression même de son incrédulité. Mais bien plus que cela, c’est le livre aux hébreux qui nous renseigne sur la foi de Sarah.

Hébreux 11 :8 C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait.

Hébreux 11 : 11 C’est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse.

Hébreux 11 :17-18 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité.

Il nous précise au verset 8 que c’est par la foi d’Abraham qu’ils ont quitté Ur en Chaldée ; puis au verset 11 que c’est par la foi de Sarah qui ‘’crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse’’ qu’elle fut rendue capable d’avoir une postérité ; puis enfin au verset 11, que c’est par la foi d’Abraham qu’Isaac fut offert en sacrifice. Voyez-vous la progression ? Je trouve intéressant qu’entre le verset 8 et le verset 17, l’auteur vienne préciser ‘’C’est par la foi que Sarah (…) fut rendue capable d’avoir une postérité’’ S’il le fait, c’est pour préciser que c’est elle qui croyait que c’était possible. Sarah n’avait pas suffisamment de foi pour quitter Ur, elle y était confortable et n’avait pas encore la révélation de l’Eternel. Dieu a donc utilise Abraham pour cela. Par la suite Abraham n’avait pas vraiment besoin d’enfant puisqu’il avait Ismaël. Ce n’était pas une nécessite pour lui en tant qu’homme et il ne comprenait pas bien le mystère du fils de la promesse. C’est donc sur la foi de Sarah que Dieu a pu accomplir le miracle de la procréation. Enfin,  pour le sacrifice d’Isaac, Sarah n’avait pas suffisamment de foi. Comment une mère pourrait-elle offrir son unique enfant en holocauste ? Il fallait la manifestation de la foi d’Abraham pour que cela se fasse.

En conclusion, retenons que Sarah n’était ni incrédule, ni menteuse, comme beaucoup pourraient penser. L’épitre aux hébreux nous montre qu’elle était pleine de foi. Encore aujourd’hui, Dieu veut faire des miracles dans nos vies. Puissions-nous croire malgré toute circonstance, qu’Il est fidèle et qu’Il amène ses promesses à accomplissement.

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