Les yeux du coeur

Il s’agit donc de  »voir » dans son coeur, dans son âme, dans son esprit, l’accomplissement des promesses divines à notre égard. C’est exactement ce que le père de la foi, Abraham a fait. De cette manière, nous rentrons dans un processus irréversible par lequel ces promesses se matérialiseront.

M’étant soumis à un exercice qui consiste à tenter de définir ce qu’est la foi, et après l’avoir décrit comme étant le fait de  »croire sans voir » ou  »croire sans avoir vu », j’aimerais aujourd’hui aborder un deuxième aspect de ce mystère qui existe dans la vie du croyant. Si je reste convaincu que la foi, pour son efficacité doit être dissociée de nos sens physique, il n’en demeure pas moins que  nous ne pourrions décemment aborder un tel sujet sans étudier la vie du Père de la foi, c’est-à-dire Abraham. C’est donc ce que j’aimerais faire maintenant en lisant un texte :

Hébreux 11 : 12-13
12 C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu’on ne peut compter. 13 C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

Dans ce texte, l’on nous dit ‘c’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin’. Cette déclaration m’a intriguée. En effet, si la foi c’est croire sans avoir vu, si cela correspond à ne pas marcher par la vue, comment se fait-il que le père de la foi, Abraham ai ‘vues’ les choses qui lui ont été promises, avant qu’elles n’existent ?

Je suggère ceci: ce que nous voyons à travers les yeux de notre coeur détermine ce que nous sommes, ce que nous serons, et ce que le ciel nous donne. Si une personne ce voit  »petite », elle sera  »petite ». Si elle se voit grande, elle sera grande. Si elle se voit malade, elle le sera, et ainsi de suite. Je pense pouvoir affirmer en effet que lorsque nous faisons une demande à Dieu, nous pouvons visualiser, imaginer, ‘voir’ d’avance ce que nous allons recevoir. Ce que nous voyons à ce moment va déterminer notre exaucement. Ceci est vrai dans la prière, mais également dans notre vie de tous les jours. Lorsque le chômage frappe à notre porte, comment percevons-nous cette situation ? Voyons-nous cela comme une opportunité pour nous réorienter professionnellement ? Pour rebondir ? Ou percevons-nous cela comme une mort professionnelle ? De même lorsque la maladie nous atteint, voyons-nous cela comme la fin de toute chose ou comme une opportunité pour Dieu de manifester sa puissance de guérison et d’être un témoignage ?

Abraham, de son vivant a reçu plusieurs promesses. Ce n’est pas l’objet de notre étude aujourd’hui d’en explorer les détails, mais nous pouvons en citer quelques-unes. Il a été promis au père de la foi qu’il deviendrait une grande Nation, qu’il serait bénit, que son nom serait grand et enfin qu’il serait une source de bénédiction. C’est du moins ce que nous pouvons lire dans les premiers versets du livre de Genèse au chapitre 12. Il lui a été également promis que sa postérité serait aussi nombreuse que les étoiles du ciel et les grains de sable de la terre, que cette dernière irai en captivité, et que le pays de Canaan (le pays que tu vois) serait leur héritage. De son vivant, Abraham n’a pas vu toutes ses choses s’accomplir. Nous pourrions en effet penser que la naissance d’Isaac, le fils de la promesse, représente les prémisses de la première promesse :  »Je ferai de toi une grande nation ».  Bien qu’il  n’ait pas vu la matérialisation de ce que Dieu a promis, Abraham a vu ces promesses et il les a saluées. Aussi, je pense que ce principe est toujours inhérent. Nous devons voir dans notre esprit les choses promises, les saluées et marcher avec l’assurance qu’elles vont se realiser.

Ainsi donc, la foi pourrait être définit comme suit :  »La foi c’est voir avec les yeux du coeur ». Il s’agit donc de  »voir » dans son coeur, dans son âme, dans son esprit, l’accomplissement des promesses divines à notre égard. C’est exactement ce que le père de la foi, Abraham a fait. De cette manière, nous rentrons dans un processus irréversible par lequel ces promesses se matérialiseront.

Enfin, marcher par la foi, revient donc à avoir les regards fixés sur les promesses. Une personne qui n’est pas en mesure de conceptualiser ce en quoi il croit, ne pourra jamais l’expérimenter dans ce monde physique. Dieu a donné à l’Homme la capacité d’amener à l’existence ce qui n’existe pas, et cela se fait par la foi !

Ouvrons nos coeurs, gardons la foi.

Shalom,

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