Lumière sur la péninsule arabique

Il me dit qu’il est originaire de Gambie et m’encourage encore à partager l’évangile dans les nations. Puis nous évoquons la victoire de la Gambie à la coupe d’Afrique des Nations en 2012 au Gabon. Ensuite nous parlons d’évangélisation aux Emirats. Il m’informe qu’ils n’ont pas le droit d’évangéliser dans la rue, ni de distribuer des tracts, c’est illégal.

2014 a été une année pleine de bonnes surprises et de faveur. Encore une fois, j’ai vu Dieu faire au-delà de toutes mes espérances, et ce dans tous les domaines de notre vie et j’en suis très reconnaissant. Ça a été également une année intense de travail. En 12 mois, j’ai visité 7 pays différents, dont 3 ces dix dernières semaines (Grande Bretagne, Afrique du Sud, Émirats Arabes Unis), avec une fréquence d’un déplacement tous les deux mois, soit un voyage un mois sur deux. Je sais que cela est peut peu, mais pour moi qui ne suis pas habitué à ce rythme…c’est beaucoup. Mine de rien, voyager c’est épuisant; tout d’abord, il y a la durée des trajets qui peuvent aller jusqu’à 15h quand il s’agit de se rendre outre-Atlantique, et même plus pour l’Asie; sans compter les escales éventuelles, le trajet du lieu de résidence à l’aéroport, les formalités de police et le fait qu’il faut être à l’aéroport 2h avant l’heure de décollage de l’avion.

Un jour, alors que je quittais Londres pour me rendre à Libreville, j’ai calculé le temps nécessaire à mon voyage « door to door », c’est à dire du moment où j’ai quitté mon hôtel de South Kensinghton à Londres au moment où je suis arrivé à notre pas de porte à Libreville au quartier de Kalikak. Résultat: 13 heures au total, pour seulement 7 heures de vol. Soit une augmentation de quasiment 100%, uniquement pour les transferts, escales et formalités. Trêve de plaintes, venons-en à l’essentiel. Étant donné qu’il s’agit de mon premier billet de l’année 2015, j’ai voulu partagé avec vous ce que m’a inspiré mon dernier déplacement. A l’instant où j’écris ces quelques lignes, je me trouve à Addis Abeba, en escale pour Libreville, de retour de Dubaï. Enfin je rentre à la maison après une semaine d’absence. « Home sweet home »; je vais pouvoir retrouver ma tendre épouse et passer du temps en famille.

Mon séjour à Dubaï m’a marqué et ce pour plusieurs raisons. Au pays où l’or noir est roi, où la démesure semble être banale et où la religion est instrumentalisée pour un meilleur contrôle des populations, je crois avoir découvert quelques trésors. Tout commence à mon arrivée à l’aéroport de Dubaï le 26 janvier à 3h du matin, heure locale. La piste d’atterrissage est impeccable, tous les marquages au sol sont présents, ainsi que les signalisations lumineuses. Vu de haut, cette ville qui semble sortir de nul part, en plein désert, brille de mille feux. Arrivé dans l’aéroport, le niveau des finitions est impressionnant, l’on se croirait dans n’importe quel aéroport de pays dit ‘’développé’’, en plus propre. Je passe la police sans encombre; les agents sont polis et courtois, mais tout de même quelque peu atypique de par leur accoutrement: robe blanche, sandales compensées, voile blanc sur la tête orné d’une sorte de ficelle noire, apposée sur le crâne comme une couronne. Une fois les bords du voile retroussés ce dernier laisse apparaître un bonnet de prière qui a été posé en première instance. Ceci semble être l’uniforme pour tous  les hommes Émiratis. Les plus fortunés l’agrémentent de sandales en peau d’autruche, d’une montre Rolex, Chopard ou Breitling ornée de diamant, de boutons a manchette, d’un stylo Mont Blanc dont le bout dépasse soigneusement de la poche avant, laissant apparaître la fameuse  étoile à bout arrondie sur fond noir, sans oublier la paire de lunette Police, Louis Vuitton ou autre marque de renom, un ‘iPhone 6 paré d’or a la main et enfin…le chapelet. Les femmes portent le niqab des sacs Chanelle sur le côté, sandales Tory Burch et se maquillent avec un niveau de sophistication que j’ai rarement vu ailleurs.

Il s’agit sans aucun doute d’un des pays les plus développé de la région. Le vendredi, jour de prière, j’ai pu me rendre à l’église. A Jebel Ali, toute une zone est dédiée aux lieux de cultes chrétiens. Toutes les dénominations s’y retrouvent ; catholiques, orthodoxes, protestants, évangéliques. J’ai joint la United Christian Church of Dubai ou près de 500 personnes sont rassemblées. Le culte se passe bien, après plusieurs chants, le prédicateur du jour, le pasteur Richard Ngwisha prend la parole et encourage les croyants à évangéliser et à ramener des âmes à Christ, arguant que c’est la mission de l’église. Au premier abord cette approche m’étonne, particulièrement dans un pays musulman. Peu importe, il continue sa prédication en s’appuyant sur plusieurs textes du livre des Actes des apôtres, notamment des missions évangéliques de Paul de Tarse. L’assemblée est calme, mais concentrée. Cela me change un peu de l’atmosphère que nous retrouvons à Libreville ou les prêches sont agrémentés d’exclamations tel que ‘’Amen’’, ‘’Alléluia’’, ‘’Yes !’’ venant de l’auditoire. Apres environ 45 minutes, il conclut. Nous pouvons alors donner nos offrandes et prendre la communion. Quelques annonces sont données et une prière spéciale est faite pour le pasteur principal qui doit se rendre au dans le Maghreb pour une conférence dans les prochains jours.

Apres la réunion je m’approche du pasteur avec qui nous avons une discussion cordiale. Il me dit qu’il est originaire de Gambie et m’encourage encore à partager l’évangile dans les nations. Puis nous évoquons la victoire de la Gambie à la coupe d’Afrique des Nations en 2012 au Gabon. Ensuite nous parlons d’évangélisation aux Emirats. Il m’informe qu’ils n’ont pas le droit d’évangéliser dans la rue, ni de distribuer des tracts, c’est illégal. Malgré ces restrictions je trouve le pays très ouvert, comparé à d’autres pays Musulmans.

Ce pays donne beaucoup de possibilité sur le plan commercial, mais également sur le plan spirituel et évangélique. Je crois que c’est la prochaine plateforme d’évangélisation de la péninsule arabique.

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Question Sécurité *