Comme si cela existait

La foi ne se laisse pas décourager par les circonstances de la vie. Elle n’attend pas inutilement. Elle agit et brise tous les obstacles qui séparent le croyant de ces aspirations les plus élevées.

Tenter de définir la foi ne m’apparaît pas chose aisée, pourtant, chaque fois que je me retrouve devant cette feuille blanche, le même sentiment de paix, mêlé d’enthousiasme m’habite. Il est vrai que plusieurs interrogations se sont soulevées dans mon fort intérieur: d’où vient la foi? Qui peut l’avoir? Faut-il être chrétien pour l’expérimenter? Pour l’instant, j’ai décidé de me concentrer sur l’une d’elle: qu’est-ce que la foi?

Aujourd’hui, j’aimerais en aborder un aspect particulier, celui que l’on retrouve dans le livre de Marc au chapitre 11, verset 24:

Marc 11 : 24
24 C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

 

La logique humaine nous pousse à apprécier la véracité d’une théorie à partir du moment où cette dernière se vérifie dans notre monde physique. Ainsi, nous croyons ce en quoi nous voyons. L’exaucement de la prière, le fait de recevoir la chose demandée viendrait confirmer la promesse ; confirmer le fait que Dieu entend nos requêtes et qu’Il y répond favorablement. Cependant, l’apôtre Marc nous enseigne tout autre chose. Le chrétien doit croire qu’il a reçu son exaucement (même s’il ne s’est pas encore manifesté physiquement), puis il en verra la manifestation ici-bas. Le processus est inversé. D’abord nous croyons, puis nous voyons. Si nous ne voyons pas, c’est certainement parce que nous n’avons pas suffisamment cru au départ. Ceci m’amène donc à une définition de la foi, toujours complémentaire à celles que nous avons énoncées précédemment : La foi, c’est vivre, agir et se comporter comme si la chose existait déjà̀.

La foi c’est croire dur comme fer en la réalisation des rêves que Dieu a mis en nous ; c’est croire qu’Il nous a déjà tout donné, même si nous ne le voyons pas encore de nos yeux. Dans cette attitude de coeur, nous commençons à vivre et agir comme si tout cela existait déjà dans ce monde physique. Ainsi, l’étudiant en médecine se voit déjà dans son cabinet et se projette dans son avenir bien qu’il n’ait pas encore son diplôme en poche ; celui qui aspire à l’entrepreneuriat et qui, fond de son coeur caresse le rêve d’être un homme d’affaires à succès, prépare son  »business plan » et sa stratégie d’entreprise bien qu’il n’ait pas encore de financement, ni de structure commerciale ; le croyant appelé au ministère pastoral prépare ses homélies et s’imagine déjà devant des centaines, voire des milliers de personnes même s’il n’a pas encore reçu l’ordination. La foi ne se laisse pas décourager par les circonstances de la vie. Elle n’attend pas inutilement. Elle agit et brise tous les obstacles qui séparent le croyant de ces aspirations les plus élevées.

Le courage dans notre vie chrétienne, c’est de demander à Dieu avec assurance, dans la prière, croire que nous avons été exaucés et seulement après cela nous verrons la matérialisation de cette prière. Je souhaite donc nous encourager tous à vivre par la foi, marcher par la foi et croire au plus profond de notre coeur que nous avons un Père dans le ciel qui écoute les prières des saints.

Shalom,

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